Voici Annette Hakonsen
Responsable d'audit pour la certification du système

Décrivez votre fonction au sein de Nemko.
Je suis responsable des audits pour la certification des systèmes, et j'occupe ce poste chez Nemko depuis 13 ans. Je réalise des audits pour trois normes : les normes ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001.
Comment avez-vous choisi ce parcours professionnel ?
J’ai d’abord suivi une formation d’infirmière, puis j’ai passé trois ans à l’International Business School pour me former au leadership. J’ai une formation théorique en gestion de projet, en management et en gestion du changement. Lorsque j’ai commencé à travailler comme infirmière, mon objectif était d’explorer différents domaines du secteur de la santé afin de trouver ma voie. J’ai donc commencé aux urgences, puis j’ai travaillé en chirurgie pendant de nombreuses années, avant d’intégrer le service de gastro-entérologie. Il y avait tellement de dysfonctionnements dans ce service de l’hôpital que ce n’était pas un environnement propice à rester. Les infirmières démissionnaient, et finalement, le responsable a démissionné lui aussi ; j’ai donc commencé à me dire que je devrais peut-être essayer de mettre mes compétences en leadership au service de ce service. La direction de l’hôpital était un peu réticente car je n’avais pas d’expérience et j’étais très, très jeune à l’époque, mais elle m’a donné ma chance. J’ai donc pris la tête de ce service hospitalier de 45 employés, qui fonctionnait 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Nous avons commencé par chercher à comprendre pourquoi les infirmières avaient si peur et pourquoi elles voulaient démissionner. Je me suis donc attachée à rendre leur travail plus sûr afin qu’elles puissent bien faire leur métier ; nous avons donc mis en place de nombreuses procédures et un système de qualité. Mon objectif en tant que responsable était de les retenir au moins deux ans avant qu’elles ne souhaitent démissionner ; c’était mon objectif, et cela a été un véritable succès. Ce fut la première étape de mon engagement en faveur de la qualité au sein de l’hôpital. Par la suite, j’ai pris la direction d’un centre de rééducation. En 2001, nous étions le premier centre de rééducation en Norvège à obtenir la certification ISO 9001 pour notre système qualité. Ainsi, après de nombreuses années, Nemko recherchait un responsable possédant une grande expérience dans le domaine de la santé ; j’ai donc postulé pour ce poste, et cela fait maintenant 13 ans que je travaille chez Nemko, ce qui me plaît énormément.
Qu’appréciez-vous le plus dans votre travail chez Nemko ?
J’adore être au contact de mes clients et apprendre d’eux. Je suis ravie de discuter avec les gens, de mettre à profit mon expérience, de les aider à s’adapter aux normes et de poser les bonnes questions pour identifier les axes d’amélioration. J’adore visiter différentes entreprises et en apprendre davantage lors de mes déplacements. La Norvège est un pays qui offre à la fois la côte et la montagne, ce qui me permet de parcourir tout le pays.
Avez-vous rencontré des défis au cours de votre carrière qui vous ont appris des leçons importantes ?
Oui, les gens sont différents, et tout le monde ne pense pas de la même manière que moi ; chacun a sa propre façon de réfléchir et de trouver des solutions, ce qui m’a permis d’apprendre davantage. D’après mon expérience, le secret réside donc dans une communication qui se fait à un niveau où chacun se sent à l’aise et en confiance. Ainsi, ce n’est que lorsque j’ai un entretien avec les employés que ceux-ci s’ouvrent et me donnent des informations sur le fonctionnement du système au quotidien ; c’est là le secret de tout ce que l’on fait.
À votre avis, à quoi ressemblera le secteur dans 20 ans ?
C’est difficile à dire, mais je pense qu’il mettra beaucoup plus l’accent sur la recherche de solutions de rationalisation et de développement technique. La norme n’a pas beaucoup changé, mais je pense que la manière dont nous menons les audits va évoluer, car depuis la pandémie de Covid, nous devons nous réunir en équipe et y réaliser les audits. Aujourd’hui, toutes les entreprises tiennent beaucoup à ce que nous leur rendions visite en personne. Je pense également que l’accent sera davantage mis sur l’environnement: comment élaborer une stratégie, comment générer des bénéfices pour l’entreprise tout en préservant la nature. La pollution sera importante : comment produire de l’énergie à partir du vent, du soleil et des vagues ? Je pense que ce secteur connaîtra une forte croissance à l’avenir. Tout comme la sécurité et l’informatique, il a fait l’objet d’une attention beaucoup plus importante ces dernières années. Il reste encore beaucoup à faire en matière de développement, compte tenu de tous les risques et attaques liés à la cybersécurité.
Qu'est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre fonction ?
Ce serait sans doute de voir le résultat de l'identification des axes d'amélioration au sein des différentes entreprises. Je reçois ensuite des retours sur les améliorations à apporter, ce qui m'amène à réfléchir à de nouvelles façons d'obtenir un résultat positif et de m'assurer que l'entreprise dispose d'une solution adaptée.
Quelles sont les tendances du marché que vous suivez de près ?
Des systèmes et des règles sont mis en place pour le secteur, comme les objectifs de développement durable de la norme FN 17. Les entreprises doivent se concentrer sur l’énergie et sur la manière dont elles apportent une solution pour la mer, l’air et la terre. Elles doivent donc se fixer des objectifs et obtenir des résultats concrets par rapport à ces derniers. Mon travail dans le secteur de la santé comporte donc de nombreux axes à privilégier, tels que l’amélioration du transport pour les entreprises qui acheminent du matériel médical et des médicaments vers le secteur de la santé. La Norvège utilise beaucoup de remorques pour le transport, et ce secteur se développe fortement pour collaborer avec d’autres entreprises afin de remplir ces remorques. Une entreprise a également lancé un nouveau projet visant à utiliser des drones pour acheminer des produits vers des laboratoires à des fins d’analyse. C’est donc un tout nouvel univers, et je pense que ce mode de transport promet d’être très prometteur.
Quand vous ne travaillez pas, comment occupez-vous votre temps libre ?
J’ai trois enfants, un chien et un mari. Je vis dans mon chalet en Suède ; il me faut une heure de route pour m’y rendre, et je suis à 20 mètres de la mer. Maintenant que la température de la mer s’est réchauffée, nous commençons à faire du kayak et du paddle, et nous faisons parfois de petites excursions vers l’îlot voisin. Nous déjeunons et discutons avec les voisins, il y a donc toujours du monde autour de nous. Bien sûr, j’adore aussi faire du ski en hiver.





